Se connaître, est-ce vivre libre ?

Est-ce qu’être libre, c’est faire et dire tout ce que nous voulons à chaque moment, avec n’importe qui et n’importe où ?  Imaginez que nous disions et faisions tout ce que nos émotions et nos pensées nous dictent à chaque instant ?

Saynète « Carole au bureau » :
« Monsieur Dupont, je vous trouve nul, pas efficace et en plus vous avez mauvaise haleine » dit Carole à son patron.
« Carole, euh… Voyons, comment vous dire… Travailler avec vous est insupportable. Vous vous plaignez tout le temps et vous êtes une piètre comptable. En plus, vous êtes tellement mal habillée, o
n dirait ma grand-mère. Vous voyez la porte ici ? Eh, bien, prenez-la dans un sens et évitez de la reprendre dans l’autre. Merci ». (Bon, la scène est exagérée, quelques brins d’humour 🙂 Ceci dit, la réalité dépasse souvent la fiction… )

Ah ! Que j’aimerais bien « balancer » mes agacements à certain ou à certaine ! Cela me libérerait ! Sauf que … ça fait du mal à l’autre et que ça ne réglerait en rien mon problème.

En fait, ces jugements sur autrui sont des estimations personnelles arbitraires : ils ne sont que les miens et en aucun cas une vérité universelle.

Et ma réalité, comment se forme-t-elle ? Elle est créé en fonction de :
– mon corps et mes sens qui sont uniques,
– mon éducation qui est unique,
– mon environnement géographique, culturel qui sont uniques,
– mes expériences qui sont uniques,
– et tout ce qui me rend singulier/singulière.

Mes jugements sont donc le résultat du prisme de ma réalité. Ce sont bien souvent mes jugements, mes carcans éducationnels, sociaux et culturels qui m’enferment et m’empêchent de me sentir libre.

La liberté, ce n’est pas penser, dire ou faire TOUT ce que je veux. La liberté, c’est de maîtriser mon monde intérieur : mes émotions, mes pensées et mes actions et d’en comprendre les rouages pour mieux vivre mes désirs et créer des liens constructifs et respectueux avec les autres.

Reprenons « Carole au bureau ». Carole n’aime pas son métier de comptable. En conséquence, elle ne va pas apprécier tout ce qui entoure cette activité. N’y aurait-il pas une frustration de ne pas réaliser son rêve de créer son restaurant ?  La liberté de Carole est d’entendre cette petite voix en elle qui lui chuchote « J’ai toujours rêvé d’ouvrir mon restaurant ».
Oui mais voilà, Carole pense que c’est impossible de réaliser son rêve, elle a peur de se lancer et elle étouffe son désir. Et voici comment naît sa colère et la conséquence d’un désir non entendu et donc pas combler. En fait, sa colère n’est pas contre son 
patron, mais contre elle-même. Son patron agit comme un miroir de ses propres désirs qu’elles ne veut pas entendre.

Comme Carole, pour comprendre ce qui se cache à travers la colère contre Monsieur Dupont, cela demande de comprendre la complexité de nos émotions, de nos pensées, pour découvrir la subtilité de nos désirs profonds. Cela demande donc d’apprendre à se connaître, de comprendre le fonctionnement et les enjeux de notre monde intérieur. C’est ainsi que la connaissance de soi amène à la liberté.

Dans le cas de Carole, sa liberté ne dépend pas du seul fait d’obtenir son restaurant, mais dans un premier temps, d’entendre que son métier ne lui plaît plus.

« La liberté, c’est avoir une vraie maîtrise de son esprit
et ne pas le verrouiller et le mettre dans des menottes » Matthieu Ricard

Ajoutons maîtrise de son esprit et de ses émotions.

Pour allez à la conquête de vos émotions, de vos pensées et les exprimer librement,
inscrivez-vous dès maintenant aux jeux en soi !

 https://ecoledusoi.com/2017/03/29/evenement-1/

Vivre libre, c’est se départir du jugement

Voulez-vous vivre libre ? bienvenue@ecoledusoi.com

Par |2017-06-02T17:03:03+00:00mai 13th, 2017|Blog|Commentaires fermés sur Se connaître, est-ce vivre libre ?