Pour quelles raisons avoir peur de l’inconnu ?

Lorsque je marche en forêt amazonienne, la peur se forme dans mon corps et mon esprit. Elle a sa raison d’être car le danger est présent : animaux dangereux, chemin chaotique, direction aléatoire, en tout état cause madame la mort rode. Grrr !
La « machine » corps est parfaitement bien orchestrée, si mère Nature a créé la peur, c’est parce qu’elle tient à la survie de ses « petits » en l’occurrence le Vivant dans son ensemble. La peur est donc un bon guide puisqu’elle EVEILLE AU DANGER et invite à la prudence.

LES PEURS ANTICIPATIVES

Sauf que, nous, rats des villes occidentales, n’allons pas être piqué(e)s par une mygale ni tombé(e)s dans le fleuve à la merci des crocodiles. Et pourtant la peur est belle et bien présente et davantage lorsque nous vivons des situations inconnues.

J’ai peur de changer de travail
J’ai peur de dire à cette femme qu’elle me plaît
J’ai peur de déménager
J’ai peur de dire non quand on me demande un service
J’ai peur de m’habiller comme, je vais déplaire à mes ami(e)s
Je reste célibataire, j’ai peur de souffrir.
Etc. etc. etc.

La liste serait aussi longue qu’il y a d’êtres humains sur cette Terre. L’humain en matière de peur fait preuve d’une grande créativité : les scientifiques affirment que 97% de nos peurs sont inutiles. Rendez-vous compte…

Le constat est assez étonnant, certains fument, roulent vite, mangent gras, boivent de l’alcool plus que nécessaire, font des sports dangereux, bref se mettent en danger et pourtant ils ont peur de dire « je t’aime » à leurs parents, de réussir, de voyager, de draguer, de quitter leur entreprise, de lancer leur entreprise, bref de réaliser leurs désirs. Le rat des villes est très étonnant.

AUX ORIGINES : LA PEUR, UNE EMOTION ARCHAÏQUE

Notre cerveau, et particulièrement notre centre amygdalien, aurait encore gardé ces réflexes d’Homme des cavernes ayant peur du lion (Cf livre « Le cerveau de Bouddha » de Rick Hanson).

LES SUPPUTATIONS

 Ce qui est davantage tragique, c’est que, alors même que la situation n’a pas encore de réelle existence, nous projetons déjà des peurs. Peur d’un « potentiel danger éventuellement possible » ! Nous supputons :

« Si je change de travail, je vais plus pouvoir avoir de vacances »
« Si je quitte mes parents, je vais jamais arriver à me débrouiller seul(e) »
« Si je déménage, je vais perdre mes ami(e)s »
« Si mon petit ami me quitte, je m’en remettrai jamais »
Et donc je vais mourir, tomber dans l’oubli et l’opprobre, la fin du monde est là.

En fait, ce ne sont que des peurs IMAGINAIRES puisqu’encore non vérifiées dans l’absolu.

Oui, nous sommes tous de très très bon scénaristes de séries catastrophes.

 OUTILS CLES
L’école du soi vous ouvre les portes d’un monde nouveau !

NUMBER ONE : écrire un scénario positif avec une dose de réalisme
Donc, donc, donc, si, au lieu de mettre cette créativité au service de scénari catastrophes, je l’investissais à l’écriture de scénari joyeux et sympathiques ?

De notre film mental vont dépendre nos peurs ou notre courage

« J’ai peur de changer de travail ». Ok, d’accord. J’ai peur. J’accepte cette peur. Elle est naturelle et normale. (Toutes les personnes qui réussissent leur projet ont toute eu peur, c’est certain !). En revanche, cette peur ne m’empêche d’être aux commandes de mon bateau « cerveau » et d’en tenir la barre :
Quel domaine me plaît ?
Avec qui j’aimerais travailler ?
Combien d’heures par semaines ? Où ?
Plutôt que dark night, vous vous écrivez votre film « wonderful world »
Comme  pour muscler ses abdos, ce changement de vision demande de l’entraînement.

NUMBER TWO : mes capacités, mes renoncements, le temps
Et vous voici donc face au « comment je m’y prends ? » et donc face à vos CAPACITES,  à vos CHOIX, et au TEMPS qu’il faut pour la réalisation du projet. Bien souvent, ben… j’ai pas trop envie de voir cette réalité-là !

Et donc, si les peurs de l’inconnu sont si géantes, grandes et imposantes, c’est bien souvent parce qu’elles cachent une réalité à laquelle je n’ai pas envie de me confronter. Splach ! Coquin le cerveau (mais pô bien malin) : plutôt que de voir la réalité qui lui déplaît, il en invente une débile. Scourtch!

Thriller : « J’aimerais travailler comme banquier à la City » = les banquiers ne sont pas aimés.
Reality : « J’aimerais travailler comme banquier à la City » = j’ai besoin de faire une formation et de déménager à Londres, donc de quitter Paris, mes amis et mon appartement que j’aime bien. Bouh ! Tristounet.

Et oui, un choix engage d’autres choix : et là je fais face à ma RESPONSABILITÉ.

NUMBER THREE : LES AUTRES
Selon votre environnement, vous allez entendre toutes sortes de type de remarque quand vous annoncer votre projet : soit « Vas-y fonce » ou alors  » Bouh ! T’as pas d’argent, c’est pas possible ! « ,  » Mais tu connais personne qui peut t’aider » et toutes sortes de généralités sans fondement.

En fait, les autres sont souvent de très mauvais conseilleurs, ils projettent leurs propres peurs. Mais ceci a au moins un avantage. Tiens, amusez-vous : annoncez à au moins 5 personnes un projet même loufoque et CONSTATEZ, juste constatez les réponses de chacun. Parions qu’aucune n’aura une réponse identique, encore moins réaliste.

Alors, au lieu de penser inconnu, je pense « nouveauté ».
Je choisis et créé mon scénario « wonderful word ».
J’apprends à planifier, à être patient, à me mettre en route.
Je n’écoute pas les autres plus peureux que moi ! Toc !

Et si j’ai besoin de soutien pour dépasser mes peurs et franchir le pas : je tapote bienvenue@ecoledusoi.com ou j’appelle Sandrine au 078 765 25 24.

A bientôt !

Par |2017-06-29T21:35:14+00:00juin 29th, 2017|Blog|Commentaires fermés sur Pour quelles raisons avoir peur de l’inconnu ?