L’effet coupe du monde

Alors voilà, le soleil brille généreusement depuis de longs jours. Dans notre région du Doubs et du haut du Canton Neuchâtelois, c’est un bel exploit. Un peu comme si la fête Nationale Française et son cortège de féeries musicales et « artifi-ciel » était suivi le lendemain par la seconde victoire à la Coupe Mondiale des bleus du stade (de foot). Un truc de fou inimaginable ! Ah… en fait, c’est réel !
Allez hop ! Tous sur les Champs Elysées, tous dans la rue, sourires et joie dans les coeurs !

Et alors que se passe t-il ? Le moral remonte en flèche. 

Alors que se passe t-il ? La consommation augmente. (Et pourtant les millions engrangés par le foot ne vont pas dans la poche des français).

Etrange. Pour la curieuse des phénomènes socio-psychologiques que je suis, le ratio soleil/feu d’artifices/victoire sportive = joie, rassemblements, partages, et tout un pays en fête, tous milieux sociaux confondus, est un phénomène intéressant.

Quelle magie opère ?

Un mélange de chimie et d’énergie : en douce, dans chaque corps qui partage la fête, une petite fée fait son travail : la JOIE et son feu de sérotonine virevoltant dans les réseaux neuronaux, apportant son lot de bien-être par un adoucissement du rythme cardiaque,  une meilleure oxygénation des muscles et du cerveau et donc une humeur propice à l’échange.

Rien à changer dans ma vie, mon boss m’agace, ma vie de couple est en berne, mes genoux me font mal, mais hop ! tout à coup, le malaise est amoindri parce que l’équipe de foot a marqué des buts. Pourquoi ? Parce que je vais au café partager la fête avec mes ami-es, parce qu’au travail tout le monde partage le même sujet du haut en bas de l’échelle, même longueur d’onde, les murs hiérarchiques se fendillent et que ça fait du bien ! Parce que devant le match, je vibre, je ressens, je crie, je peste, je suis déçu-e ou encore j’exulte ! 

= en résumé, parce que je vis mes émotions ! Et oui, encore elles, toujours elles. Elles ont d’autant plus d’impact positif que je les partage dans une liesse généralisée, puissante et énorme.

L’effet « ensemble »

Dans ce phénomène puissant d’un pays réuni autour d’une équipe de sport, le « ensemble » est primordial. L’humain est un mammifère social. Il se nourrit de l’autre. Et ici, c’est la fée ocytocine, l’hormone de l’attachement qui danse dans les corps. Et qu’elle fait du bien cette ocytocine ! Se sentir lié-e, accompagné-e, soutenu-e est une source intarissable de bien-être !
Il est important de comprendre que dans cet échange, il y a beaucoup plus que de simples corps qui se parlent. Dans l’invisible vibrent de nombreuses particules qui s’auto-alimentent. Un peu comme l’eau nourrit la Terre, la Terre les fleurs, en groupe, les énergies s’enlacent, se soudent, se marient. Les fluides unis ont une densité exponentielle.

1 litre de joie de Carole + 1 litre de joie de Benoît = 4 litres de joie

Petite parenthèse : lors des événements de groupe douloureux  (Attentats) qui invoquent la tristesse, le même phénomène d’échange a lieu. Pleurer ensemble est beaucoup plus fort et cathartique que de pleurer seul-e. Le partage de l’énergie de tristesse est tout aussi puissant que celle de joie. Nous préférons de loin vivre la joie et la paix évidemment. Cependant, vivre ensemble la tristesse ou la joie demeure une clé d’évolution.

Le secret du bien-être : attendre tous les 20 ans que le soleil brille, que le 14 juillet brille, que les bleus brillent ? 

Ces événements de grande envergure, tel un feu d’artifice, sont éphémères. La joie, comme toutes les émotions naît, s’exprime et meurt et se range ensuite dans ma boîte à souvenir étiquetée « événement joyeux ».
Et après je fais quoi ? Je retourne à mes problèmes, à mon loyer, mes impôts, mes maux. Tel la solitude de l’artiste après son concert, la descente peut être amer. De nouveau, un effet chimique corporel, les hormones sécrétées diminuent, alors je retrouve mon état stationnaire ou morose.

C’est là, l’art du bonheur. Non, pas besoin d’attendre l’incroyable, la joie peut se jouer à chaque moment de vie, se provoquer, se fabriquer. Et chacun-e est en capacité de la créer.

La joie s’apprend

Le cerveau est coquin. Pour des raisons de survie et de sécurité, instinctivement, il se souvient davantage des dangers et des souffrances que des joies. Dans un but simple : éviter qu’elles ne se reproduisent. Mère Nature a une grande ambition, elle souhaite la survie de ses ouailles.
Alors, nous, Etres de conscience, pouvons aussi améliorer notre système de navigation neurologique en apprenant à conditionner notre cerveau autrement et en l’éduquant à penser « bon pour moi ». P
Plutôt que de vous souvenir du mec qui vous a coupé la route et traité de « connard-sse », souvenez-vous de la personne qui vous a attendu pour vous laisser passer, de la boulangère qui vous a donné un morceau en plus, du boss qui vous a félicité.

Et puis…. en prime :

SOURIRE
Un simple sourire apporte une légère fabrication de sérotonine. Testez : sourirez, là maintenant. Un changement, subtil, bien réel, s’opère dans votre corps et à un impact sur votre état d’esprit. Allez voir un ami et souriez, racontez-lui une blague. Riez ensemble. Ma soeur et moi nous faisons des apéritifs internet, c’est plus joyeux 🙂 Mon voisin m’invite à faire une petite pause entre deux séances, et c’est la joie !

PRENDRE DU RECUL
Selon votre âge du jour, dans 60 ans, ce qui à l’échelle de l’univers est une infinité, il y a de grande probabilité que vous ne soyez plus là.  Oui, vous allez mourir, alors souriez ! Pensez-vous que le problème que vous vivez aujourd’hui a autant d’importance que vous ne le pensez ? Quelle place prendra votre problème dans 6 mois, 2 ans, 10 ans ?

PROVOQUER DES JOIES
Attendre des événements extraordinaires ? Provoquez-les ! Faites des surprises, faites preuve d’idées, les anniversaires, les réussites, même celles qui vous paraissent banales : vous avez eu une augmentation, vous avez dit « non » au boss, vous avez couru 5 minutes de plus lors de votre jogging,  une amie qui propose un petit-dèj  à la Guimbarde, soyez réjouie, on vous aime ! Et Léo qui a réussi son brevet : fêtez !!

Fêtez, fêtez, fêtez ! Gonflez-vous de plaisir de pleins de moments !

CHOISIR SES MOTS
Plutôt que d’utiliser votre salive pour vous plaindre : et si vous l’utilisiez pour vous féliciter, pour faire des compliments, pour partager des idées. Les mots sont énergie, ils transportent vos intentions. Lorsque, comme moi, nous pouvons constater l’impact réel des mots sur l’entourage, bien les choisir revêt un caractère d’une importance SUPER MEGA HAUTE ! 
Dire à quelqu’un « Tu es nul-le », critiquer, mentir, insulter, c’est comme si vous donniez à votre enfant des « carottes au glyphosate » : un empoisonnement interne, un venin, une mort lente.

Alors commencez dès maintenant, par petite touche à fabriquer de la joie dans votre vie : une par mois, puis une par semaine et c’est tous les jours que vous vivrez des joies.

Je dédie cet article à Mamel qui me l’a inspiré.

Une marseillaise revisitée … (Vous pouvez changer en mettant le ton :))
Oh ! Joie, Citoyens,
Vivez vos émotions,
Rions, gloussons,
Qu’une joie pure abreuve nos passions !

ecoledusoi.com, se connaître pour vivre libre !
Pour vous libérer de votre stress et vivre la joie : bienvenue@ecoledusoi.com

Partagez cet articles si vous pensez qu’il peut rendre quelqu’un joyeux-se !

Par |2018-07-22T14:58:55+00:00juillet 18th, 2018|Blog|Commentaires fermés sur L’effet coupe du monde