Là, ça va exploser ! Que se passe t-il ?

L’amour de soi (vocable préféré à « estime de soi » Voir article « Et si j’apprenais à m’aimer ? »)  est au coeur de notre bonheur. Je dirais qu’il est même la base Essentielle d’une vie réussie et douce. Ce n’est pas hasardeux si les neurosciences, les coachs et autres « gourous » du bien-être (dont je fais partie :=) vantent les bienfaits de la méditation, du yoga, de la relaxation, du développement personnel, ces outils concourent tous en un point : se CENTRER SUR SOI dans le but de se sentir vivant, se connaître, développer ses ressources, s’aimer et se sécuriser. Quand je ne suis plus en phase avec mes désirs, avec mes envies, ça pète, ça craque, c’est le bordel ! Que se passe t-il ? Mais qu’est-ce qui nous empêche de trouver cet amour de soi, cet espace de sécurité ? Découvrez ici les systèmes que nous mettons en place pour contourner ce que nous ne voulons pas voir en nous.

Qu’est-ce que l’amour de soi ?

Je m’embrasse la main, je m’aime. Je me regarde dans la glace et je me dis que je suis la plus merveilleuse des personnes. Je m’offre des cadeaux et je me dis « Merci, tu es vraiment génial-e ! ». Est-ce ça l’amour de soi ? Pas tout à fait !

C’est à l’intérieur que réside la clé

La recette est très simple en fait. L’amour de soi réside dans le RESSENTI. Je ressens que je suis. Je ressens la vie qui coule en moi. Je ressens que je suis un être important, juste parce que je suis. Je génère des pensées, des émotions, des sentiments qui sont les miens, uniques. C’est un ressenti qui m’est propre, qui ne se formule pas en mot. Et l’amour de soi invite immédiatement un sentiment de confiance et une envie de réaliser mes désirs. L’amour porte, ouvre la voie à mon plaisir, à ma créativité, à l’altruisme.

L’amour de soi réside dans le sentiment de se SENTIR VIVANT

Le hic !

Hélas, notre monde ne nous a pas éduqué à aimer qui nous sommes, à nous connecter à notre cœur, nos ressentis, mais au contraire à nous en séparer ! Tel un robot : « Va à l’école, apprend un métier, marie-toi, achète une maison, conçois des enfants, prépare ta retraite » et… tais-toi ». Ces clichés sont généralistes et simplistes, ils résument ce que le monde attend de nous. Cependant, à quel moment de mon Existence, ai-je entendu « Ecoute ton cœur, il est grand. » « Ressens ton émotions et tes sentiments, ils ont les réponses à tes questions », « Mobilise tes pensées au service de ta créativité » ? …. Mmmmh voyons… Pas vraiment entendu ça, n’est-ce pas ?

Ajoutons les « accidents » de la vie : déceptions amoureuses, décès, moqueries, traumatismes et l’humain se déconnecte de ses désirs propres, de ses sentiments et parfois même de ses pensées.

En conséquence, la plupart d’entre nous ne sont pas connectés à leur SOI intime. Je dirais même que la plupart fuit leur SOI, leur corps, leur sentiments, leur histoire. Le mental prend les commandes, et non le coeur (les émotions), guidé par une nécessité de représentation sociale, d’atteindre des projets pour plaire, ne pas déplaire, pour paraître. Ils sont alors conditionnés à avoir peur, à travailler pour survivre plutôt que vivre (et non pas s’épanouir). Ils passent à côté de l’amour intrinsèque qui les habite et de leur vie !

La peur  de perdre est une anti-construction à l’amour de soi
(voir article Comment déjouer la peur ?)

Les confusions qui font perdre l’amour en soi : la domination du FAIRE et AVOIR

« Si je perds ma maison, si je n’avais plus mon travail, je ne serais plus rien » me dit Antoine au cours de son accompagnement. Antoine, comme beaucoup d’entre nous, s’est identifié à son AVOIR = ses possessions, et à son FAIRE = ses activités (statut social), ses actions. Il ne sait plus vraiment se sentir ETRE.
Imaginez la catastrophe de penser consciemment et inconsciemment que ce que je suis se résume à ce que je possède et ce que je fais. Je ne vais plus œuvrer pour mon bien-être, pour mon plaisir et celui des autres. Je serai motivé-e par vouloir posséder, acquérir, par faire des activités et par voie de conséquence par la peur de perdre.
Et si je perds tout ? Je meure ?!? Puisque je suis parce que je possède, quand je perds ce que je possède, je disparais. Mathématique ! Et quelle catastrophe !

Envie de créer et générer du plaisir / Peur de perdre
= deux structures internes différentes et opposées

Cela modifie totalement la psychologie et la physiologie du cerveau et du corps :
– La motivation créative,  altruiste, un besoin de recherche de sens amènent à créer une chimie (sérotonine, dopamine etc.) qui génère du bien-être.
– La peur (de perdre ses biens, son statut, d’être humilié-e) génère une chimie corporelle du stress (cortisol, noradrénaline). Elle pousse à chercher un plaisir immédiat, de courte durée. Et si je perds ce que j’ai construit ? C’est l’effondrement, je ne suis plus rien.

Eloigné-e de son SOI, du sentiment d’ETRE SOI, le psyché va mettre en place des systémiques comportementales. Les mettre au jour permet d’en prendre conscience pour pouvoir les modifier.

Je prends conscience de mes constructions « protections »

Instinctivement, j’ai construit des tours de protection pour éviter de « savoir » que je ne m’aime pas ou peu. J’investis alors autour de moi, tout en oubliant pas de m’oublier. Quelles sont vos systémiques comportementales ?

Je veux atteindre la perfection
J’ai tenté de parvenir à une perfection qui n’existe pas. Le dossier sans faute à corriger jusqu’à 2 heures du matin, c’est moi. Je mets beaucoup d’énergie dans tout ce que j’entreprends et je ne lâche rien tant que ce n’est pas comme je le voudrais. Ah ! Je culpabilise si ce n’est pas comme « cela aurait du que cela était prévu que ça aurait dû être que j’aurais espéré que ce soit » = vous voyez le dilemme ? 

Je suis la caverne d’ali baba, je donne
Je donne, je donne, je donne. Je veux absolument faire plaisir ! Je donne du temps, de l’écoute, des sourire, du travail, de l’investissement personnel, de l’argent. Je me vide en fait car je n’ai pas l’impression d’avoir du retour… Je suis frustré-e du coup. En fait, je donne pour obtenir en retour la reconnaissance que je ne me donne pas à moi-même. Épuisant.

Comme le lapin d’Alice, je fais vite, vite, vite
Au risque d’oublier que je suis vivant-e, je vais surtout faire vite, trouver le chemin le plus pratique, éviter les fils d’attente au caisse et m’énerver si les autres ne vont pas aussi vite que moi. Vite, je dois oublier que je suis nul-le, que je souffre, que je n’ai pas ceci ou cela. Et en plus, bien souvent, j’ai développé un peu de perfectionnisme aigu. Aïe ! Je vais vite pour ne pas voir ce que je n’aime pas en moi et dans ma vie. Et les autres sont si mauvais et si lents !

 

Je trime, je sue, je marche à l’effort
Comme je ne m’aime pas, je dois mériter ce que j’obtiens. Alors je bosse, je bosse. Je choisis des métiers difficiles, peu rémunérateurs. Ou alors rémunérateurs mais alors très très fatiguant physiquement ou nerveusement. L’argent se gagne en suant. L’amour ne se gagne pas comme ça non plus, il faut le mériter ! Je choisis des personnes toxiques ou si je suis aimé-e, attention danger, je sabote. Je suis capable de fuir ou de faire en sorte que ça ne marche pas. 

Je suis la personne la plus forte de la terre
Imperturbable, tout le monde compte sur moi car je suis puissant-e, je résiste à tout. Pleurer, c’est être fragile, pff ! C’est pas pour moi, c’est pour les poules mouillées. Moi, j’avance. J’avance. Avancer, c’est mon mot.

Je suis en colère
En moi, je suis rongé-e par la colère. Le volcan est de temps à autre au repos et parfois, il jaillit. Pour un phénomène injuste vécu mais aussi parfois pour une futilité. Je « suis » colère. Rien ne me plaît. Ce monde est pourri.

 

J’attends le grand amour
Ne m’aimant pas moi-même, je vais chercher l’amour à l’extérieur et je cherche définitivement MA princesse charmante ou MON prince charmant, comme s’il en existait un, comme si le couple était le graal du bonheur. Patatra, ma vie amoureuse est compliquée, désastreuse parfois. Zut… De plus, je peine à vivre seul-e, pire vivre seu-le m’est insupportable voire inimaginable. Je ne m’aime pas beaucoup, j’attends que l’autre guérisse ma blessure d’amour propre, mal parti-e…

J’ai une ferrari et une rolex
J’existe par mes possessions, mon statut social, mon compte en banque, mon physique. Avoir une belle voiture n’est pas en soi un problème, c’est lorsque la voiture me possède que le problème arrive. Problème ? Lorsque je n’atteins pas mon cota de possessions ou que je perds un objet, je m’écroule.

 

Je suis dans le déni de ma responsabilité 
Mais je ne comprends pas : je suis une bonne personne, je fais tout bien comme on me dit, je patiente et je n’obtiens jamais ce que je veux !!! Bouououh !! C’est injuste !! Une vicitime, je suis une victime, mais pourquoi j’ai mérité cela ?

J’ai la foi
Je crois en les anges, en l’univers, en Vishnou. C’est bien. Cela peut aider à trouver une paix, une confiance. Mais quand je crois que l’univers pourvoit à tout, et qu’il va m’apporter mon bonheur sur un plateau. Et bien… je peux attendre longtemps…. Ah oui, les signes, il y a des signes partout qui me montrent la voie et je tire des cartes pour savoir comment je vais vivre ma journée. Y’a t-il un moment où je vais réaliser que ma vie, c’est moi qui me l’a construit ? Ah ben non, c’est trop difficile !

Comment m’en départir ?

Souvent le corps donne des signaux de fatigue. L’esprit aussi : il s’embrouille. C’est à ce moment-là que les personnes réalisent que peut-être, éventuellement, ce n’est pas que la faute des autres mais qu’il serait bon de modifier quelque chose chez moi. Alors, déjà c’est en de bonne voie pour commencer à apporter de la nouveauté en moi qui en amènera à l’extérieur de moi. Voici quelques astuces :

1 Je prends conscience de mes fonctionnements

Ces constructions systémiques citées plus haut sont globales, il en existe autant que d’êtres humains. Elles permettent de commencer à amorcer la prise de conscience que certains de nos comportements sont liés, non pas aux autres, mais à moi-même. Et, c’est ainsi que je peux commencer à me pencher sur MON CAS. Dans lesquels vous êtes-vous reconnus ?

2 Je m’observe

Si le corps et l’esprit ont choisi ces protections, c’est qu’ils en ont eu besoin à un moment donné. Donc inutile de les jeter furieusement et catégoriquement, cela créera une nouvelle peur. Il est d’abord utile de s’observer dans ses fonctionnements.
Par exemple :
Si Monsieur ou Madame Parfait-e ont besoin que le dossier du projet X pour la direction soit libéré de toute faute d’orthographe, le transmettre non corrigé pourrait générer un pic de stress qui fait perdre confiance.
En revanche, prendre conscience qu’une faute d’orthographe n’aura pas une conséquence catégorique sur la réussite du projet X est un premier pas.
Ou encore pour le/la « sois fort-e » qui n’ose pas voir sa part vulnérable, prendre conscience que pleurer est naturelle et utile (Voir article « Vivre la tristesse ») 

Pour Monsieur Dépêche-toi, constater que si je vais plus lentement, ça va aussi !
Etc.

J’observe et je constate : ainsi mon cerveau se prépare petit à petit à comprendre que je peux faire autrement.

3 Je liste les dégâts de mon fonctionnement

A un moment donné, ces fonctionnements mènent à une fatigue, un épuisement et même à la dépression.
Exemple pour le/la « fais plaisir » : prendre conscience que toujours vouloir plaire aux autres sans avoir de retour est une source de frustration colossale ! Ici, j’ai appelé ma mère, j’ai rendu service au voisine, j’ai gardé les enfants de ma soeur, j’ai fait des heures supplémentaires. Bouh !! Et pour moi ? Rien ! Et en plus, c’est ma collègue qui a eu la promotion… Et tout le monde s’est habitué « Oh la gentille Sarah qu’on vient toujours solliciter et qui dit toujours oui ».
= mon fonctionnement n’est pas constructif mais plus encore il me nuit.

Je constate que mon fonctionnement apportent moins d’avantages que d’inconvénients.

4 Je modifie mes croyances

Ce fonctionnement cache des croyances inconscientes. Les croyances sont des pensées que le cerveau prend pour véritable. Une croyance est une pensée basée sur le prisme de l’individu par son histoire, son expériences, ses émotions etc. et qui sert de référentiel pour prendre des décisions. Comme « Si je suis riche, je serai plus respecté-e ». « Si je montre que je suis faible, les autres vont m’écraser ». « Si je vais trop lentement, les autres vont faire mieux que moi » etc.
Et tordre le coup à ces croyances = un grand travail ! Ici, c’est les instruments de spéléologues qui sont utiles car il va falloir aller au fond de soi. Et c’est ainsi que je me permets de PERCEVOIR (sans avoir besoin du regard de l’autre). Héhé ! Bien utile, n’est-ce pas ?

5 J’amorce des modifications pas par pas et je prends ma RESPONSABILITÉ, mon POUVOIR

Et enfin, je peux commencer à faire autrement. Souvent à cette étape, le système de fonctionnement commence à s’effondrer. Le corps montre des signes de fatigue (Douleurs, maladies etc.) = le corps est une excellente alerte !
Les humeurs moroses, les pensées noires, la dépréciation personnelle sont les autres signaux. Alors automatiquement, mon corps et mon esprit ont envie de faire autrement.

6 Je me reconnecte à mes émotions

C’est là où une cure de développement personnel, de thérapie, de méditation, de yoga etc., tout ce qu’est utile tout ce qui peut vous permettre de vous reconnecter au VRAI MOI. Là où est votre justesse, votre vérité. Cette phase peut aussi trouver des émotions douloureuses, faire revenir en surface des événements traumatiques  à guérir. Une phase pas aisée, mais oh combien ! constructive.

7 Je prends conscience de mon ETRE véritable

Ce que je suis, comme dit plus haut, se ressent. Connecter à moi, à mes désirs, je retrouve qui je suis. Mon ETRE est immuable. Mon ETRE est inaltérable. Mon ETRE est éternel.

Et enfin, je peux construire une vie en cohérence avec mes désirs intimes et personnels, non dans la peur, mais dans la joie et le plaisir (Voir article « Comment inviter joie et plaisir dans ma vie »).

Et l’école du soi est là pour vous accompagner dans ce cheminement !
bienvenue(a)ecoledusoi.com

Par |2019-07-17T12:10:53+00:00mai 11th, 2019|Blog|Commentaires fermés sur Là, ça va exploser ! Que se passe t-il ?