« Prends soin de toi ! » entend-on parfois. En faisant quoi au juste ? Eh bien en sachant ce dont j’ai besoin, ce qui paraît évident et simple. Sauf que la plupart d’entre nous se sont éloignés de l’écoute subtile de notre corps pour ne plus répondre qu’à des sollicitations extérieures : « il faut que je fasse mon travail  » « je dois faire les courses » etc., oubliant l’origine même de pourquoi je fais ci ou ça ! Alors la fatigue, le surmenage, la sur-action en sont les conséquences.
Retrouver son « SOI » intime pour répondre à mes besoins à moi, tel est l’objet de l’article.
Et d’abord : quels sont mes besoins VERITABLES ? Comment les détecter ? Comment les vivre ? Découvrez, vous verrez, apprendre à vous sentir bien, c’est simple comme une respiration ! Je vais vous faire découvrir une potion magique…

<> Les besoins : instinctifs et naturels
En tout état de cause, si nous n’avions pas de besoins, nous serions… voyons… comment dirais-je… mort. Le Vivant est intrinsèquement un élément qui utilise des ressources dans son environnement pour sa subsistance. Les plantes ont besoin d’une bonne terre, d’eau, de soleil et bien d’autres choses encore. Nous, mammifères sociaux, avons de nombreux besoins pour survivre, vivre et ce n’est pas tout, nous voulons aussi nous épanouir.

<> Quels sont mes besoins ?
Vous aurez connu la pyramide de Maslow. J’ai choisi une pyramide que je trouve complète. (Elle est un peu flou mais complète 🙂

En résumé :

Les besoins utiles pour ma survie : boire, manger, dormir, avoir un toit, être en sécurité.
J’ajoute l’affection et l’amour dans les besoins de base. Même si nous pouvons survivre à un manque d’amour, je pense que vivre sans amour empêche un bon développement psychique et physique.

Les besoins utiles à mon épanouissement : faire des activités, vivre en lien avec les autres, se sentir appartenir à un groupe, se sentir reconnu-e et écouté-e, respecté-e, estimé-e, apprendre, explorer etc.

J’ai aussi besoin de TEMPS. Et j’ai aussi besoin de LIBERTE. Ce ne sont pas des besoins qui s’expriment de façon corporelle, cependant lorsque nous en manquons notre corps nous le fait bien savoir.

Constatons que nous avons de nombreux besoins. Il me semble que plus une société se complexifie, plus les besoins sont nombreux.

 

 

 

Et si savoir combler ses besoins était à la base de notre bien-être ?

<> Mon chat Kiti
Les réflexions sur les besoins me sont venues en observant mon chat Kiti (Etalé ici comme une crêpe sur canapé sans aucun scrupule ! Et moi je m’assieds où ?). Etudes faites, la structure de l’école du soi dont la base est le besoin m’est apparue. En effet, je le voyais tous poils dehors, manger, dormir, s’amuser, sortir, rentrer, chasser, draguer, se laver, réclamer des câlins, miauler, observer, bref, faire un nombre considérable d’actions quotidiennes, tout ça, sans cortex cérébral.
Il dort. Soudain, il se lève, va à la fenêtre, observe un oiseau qui passe puis va dans sa gamelle. Mais qu’est-ce qui le fait passer si rapidement du sommeil, à l’oiseau puis aux pâtés ? Qu’est-ce donc qui le met en mouvement ?

<> L’homéostasie
Mère Nature a construit un drôle de truc : des êtres vivants, toutes formes innombrables et infinies, qui pour leur survie dépendent les un-es des autres. Ils se mangent entre eux ou interagissent pour se nourrir et évoluer. L’étude des milieux bactériens démontrent bien ces processus.
Par le génial Antonio Damasio dans son livre tout aussi génial : L’ordre étrange des choses (Edition Odile Jacob), voici sa définition :

« L’homéostasie se réfère à l’ensemble fondamental des opérations qui sont au coeur de la vie, depuis son émergence dans la biochimie primitive (depuis longtemps évanouie) jusqu’à nos jours. L’homéostasie est l’impératif puissant, non réfléchi et silencieux qui assure la persistance et la prédominance de tous les organismes vivants, petits ou grands – rien de moins. (…) Il génère la survie. »

J’adore Antonio ! Professeur de neuroscience, neurologie et psychologie)
Ainsi Kiti est mu par l’homéostasie quand il va chasser. Et qu’en est-il de moi alors ? En fait, je pense que parce que je suis douée de langage, de pensées cognitives, je ne suis plus du tout dirigée et habitée par cet « esprit » instinctif qui dirige mes actions ? Grave erreur ! Je reste aussi un corps mu par des besoins. L’aurais-je oublié ? L’avons-nous oublié ?

 

J’ai fait alors le constat saisissant que nous nous étions éloignés de nous-mêmes en oubliant la raison pour laquelle nous nous levions le matin : nous voulons tous une chose, une seule chose : COMBLER NOS BESOINS. Et particulièrement celui d’amour d’ailleurs.

Comme si notre conscience avait pris place dans le mental, elle en aurait oublié la base ?
Cela paraît simple et pourtant la source de nombres de malheurs ! Combien de fois, sommes-nous malheureux-se, frustré-e, en colère dans nos journées ? En fait, la plupart du temps, c’est parce que je manque de reconnaissance, d’écoute, d’amour, de liens, bref quand l’un de mes besoins n’est pas ou mal comblé, je suis triste, de mauvaise humeur, sans énergie ou en colère.

Je reviens au coeur de moi : mes sensations corporelles

<> Les besoins primaires
Maslow sous-tendait qu’il fallait d’abord combler les besoins primaires pour ensuite pouvoir combler les secondaires (d’où la pyramide). Cela reste toujours juste : si j’ai faim et froid dans une forêt, je vais plutôt me mettre en quête d’un fruit et d’un toit que de lire Ainsi parlait Zarasthoustra de Nietsche.
Dans notre société occidentale consommatrice, nos besoins primaires (manger, boire, dormir, avoir un toit, sexualité) sont largement comblés. Sauf qu’en fait, ils le sont … mal. Nous mangeons, nous dormons, nous respirons … mal.
Les conséquences peuvent être subtilement catastrophiques.
Carole : « Je dors très mal en ce moment. Je me réveille toutes les deux heures. Je n’arrive pas à me lever, je reste au lit le plus longtemps possible. Du coup, je me lève au dernier moment. Je me dépêche pour me préparer. Je ne petit-déjeune pas. A 11h, je suis fatiguée. A ma dernière présentation en réunion, j’ai eu un blanc, ma tête tournait, je savais plus où j’en étais. C’était l’horreur. »
Non, Carole n’a pas peur de parler en public, elle est juste en manque de sommeil.

Alors parfois, au lieu d’aller chercher la cause d’un dysfonctionnement chez milles spécialistes, faites un bilan simple :
– Est-ce que je dors bien ?
– Comment je mange ?
– Est-ce que je respire juste ?
– Suis-je épanoui-e sexuellement ?
– Ai-je suffisamment d’affection, d’amour ?

Si vous répondez non à l’une de ces questions, vous pouvez alors trouver une origine à des difficultés actuelles que vous vivez. Ainsi, vous pouvez  CENTRER VOTRE ATTENTION sur le point à améliorer et non pas cents autres choses à faire.
Vous pouvez aussi demander à l’école du soi le dida (Didacticiel) « Je fais le point sur mes besoins » en vous inscrivant à la newsletter ou en écrivant à bienvenue@ecoledusoi.com

En l’occurrence Carole dormait mal car son conjoint ronflait. Elle l’a viré (je plaisante !). Il souffrait d’apnée du sommeil. Depuis, il est allé voir un spécialiste et Carole a retrouvé le sommeil. Elle est au top pour animer ses réunions.

<> Les besoins dits secondaires, quand même primordiaux
Je suis un mammifère social, pensant, parlant et créatif : tout ça. Donc, j’ai besoin de mettre tous ses savoir-faire et savoir-être en action.
Chacun des besoins pourrait faire l’objet d’un article complet. Je ne m’arrête que sur 3 :

**Créer du lien : j’ai besoin des autres pour recevoir de l’amour, sentir que j’existe, partager des idées, créer, m’amuser… L’autre est une source infinie de moi-même.
Attention, l’autre n’est pas un « réservoir » pour remplir tous mes manques, soigner mes souffrances, supporter mes difficultés. Bien faire la différence entre moi et l’autre, mes attentes et les siennes. La frontière peut être étroite.

**Me reconnaître : au fond, je ne suis pas certaine que nous naissons avec l’absolue certitude que nous existons. C’est un thème intéressant à développer. Juste pour faire court, il me semble que si nous avons tellement besoin de nous re-connaitre en l’autre (re-connaissance = je me connais à travers le regard de l’autre), c’est que nous avons besoin non pas intellectuellement mais aussi instinctivement. La loi de la relativité l’explique aussi : qui je suis quand l’autre n’existe pas pour m’en informer ?
Je pose cette question à mes coaché-es : si vous naissiez seul-e sur une planète déserte, qui êtes-vous ? Comment savez-vous que vous existez ?
Les réponses sont toujours très variées, mais d’abord un profond silence s’installe…
C’est alors que je fais la rencontre de mon ETRE VERITABLE, de mon Essence unique.

**Nourrir mon esprit : nous naissons avec une curiosité naturelle, une envie d’apprendre. L’art, la culture, le créativité, le sport aussi sont des outils puissants de bien-être. Avec quoi je nourris mon esprit et mon corps ? Quelle type de « nourriture » ?

<> Comment s’expriment les besoins ?
Un seul mot d’ordre : dans votre corps. Non, ils ne sont pas uniquement dans votre tête.

Si je suis en train d’écrire à l’instant, c’est que j’ai comblé mon besoin d’apprendre et maintenant je veux le partager parce que lorsque je sais que des personnes vont évoluer, se sentir mieux grâce à mes écrits, mon coeur se remplit de joie. Et le plaisir que cette joie me provoque est absolument corporel. Il est une chaleur dans mon coeur comme une eau bienfaisante qui coulent dans mes veines. Je dors avec le sentiment d’un accomplissement.

En fait, lorsqu’un besoin n’est pas comblé, il crée des sensations dans mon corps. C’est le LANGAGE du corps. Exemple :  J’ai soif = j’ai la bouche sèche. Je suis fatigué-e = mes paupières se ferment. 
Nous sommes plus habitué-es au langage des besoins primaires. Mais, c’est la même chose pour les besoins secondaires, plus subtils.
Réapprendre à écouter, LIRE, votre corps pour détecter vos besoins est essentiel pour votre bien-être = apprentissage de l’école du soi (Entre autre).

<> Comment savoir si mes besoins sont comblés ?
Très simple : un baromètre infaillible : VOS EMOTIONS et SENTIMENTS. (Voir article L’utilité des émotions).
Mère Nature est parfaite et si ingénieuse : elle veut que ses ouailles survivent alors elle les a dotés d’un excellent système d’alarme. Je trouve tellement merveilleux cette haute intelligence qui a enchevêtré besoins et émotions comme un mécanisme horloger de pointe.
Lorsque nous apprenons à le connaître et l’utiliser, notre bien-être augmente de façon phénoménal et un point très important : la santé aussi.
C’ est évident : le corps répond à un équilibre. Si je parviens à comprendre, sauvegarder et maintenir ce subtil équilibre homéostatique, je me permets de rester joyeux-se et fringant-e.

L’ennui, c’est que les ouailles qui pensent tout savoir, utilise mal l’outil ! (Voir article Exprimer ses émotions, pourquoi est-ce si difficile ?).

Mais pour quelle raison n’apprenons-nous pas cela à l’école, pensez-vous ? … Un jour prochain, c’est évident.

<> La magie des besoins : les reconnaître et les accueillir
En fait, le manque crée des tensions, des malaises. Comme le cerveau n’aime pas le vide, ou s’il craint de ne pas savoir gérer la frustration, il va créer des DISTRACTIONS, c’est-à-dire cents autres problèmes que mon besoin à combler.
Or, le point clé et c’est là la magie, c’est que reconnaître son manque, mettre des mots dessus, l’accueillir mentalement et le ressentir corporellement, permet déjà de se sentir mieux créant une sensation physique et mentale comme si je l’avais déjà comblé.

Ainsi, de la même façon que quand ma bouche est sèche, je prends ma bouteille d’eau, si j’ai un besoin de reconnaissance, d’amour, de liens, je ressens ce besoin et mon corps et mon esprit vont se mettre en action pour aller chercher ce qui va m’apporter cela.

Comme par magie, ressentir, c’est déjà combler

TESTEZ !

Je n’ai pas trouvé mieux que le témoignage d’Isabelle (Une orfèvre des mots et des ressentis) après une séance d’apprentissage des ressentis en état modifié de conscience pour faire comprendre l’effet de la reconnaissance d’un manque : (Merci Isabelle :))
« C’est incroyable comment le fait de me rendre compte d’un besoin peut me soulager et changer mon état général. Je crois qu’en n’étant pas consciente de ce besoin j’ai cherché des raisons pour mon mal être dans mon environnement. J’étais plus sensible au comportement de mes collègues, de mon chef, de ma famille et de mes amis et j’ai ressenti de l’énervement contre eux parce que je n’étais pas bien avec moi-même. Le fait de connaître maintenant mon besoin d’amour et de l’accepter a un effet positif et calmant sur mon état général. Cela me permet d’être plus sereine et je ne me dis plus « tout va mal ».  En plus, mes pensées négatives ont disparu, elles ne m’accompagnent plus toute la journée et j’arrive à me concentrer sur les choses qui m’intéressent. C’est fou comment la conscience d’un manque/besoin peut remplir. Cet effet est peut-être lié à la clarté que ce constat donne. Ce n’est pas ma personne de manière générale qui « est le problème » mais il y a ce besoin spécifique qui demande d’être comblé et qui s’exprime et se manifeste de différentes manières pour être entendu. L’inconscient est très intelligent, je devrais lui prêter plus d’attention et plus essayer de l’écouter. »

Et comme c’est agréable de constater que mon enseignement fonctionne bien ! Merci qui ? Merci Kiti !

Alors si vous aussi, comme Isabelle et tous/toutes les autres, vous voulez prendre soin de vous et apprendre le bien-être :

bienvenue@ecoledusoi.com

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