Et si j’apprenais à m’aimer ?

Est-ce encore utile de vous dire à quel point s’aimer est une base de bien-être vitale ? Comment se sentir aimer des autres si je ne m’aime pas moi ? Comment alors obtenir de la reconnaissance des autres si « MOI » ne se reconnait pas ?
Difficile… 

Je m’aime,  je me sens bien

Un point de vocabulaire

Je préfère parler d’amour de soi plutôt que d’estime. Why ? Car dans le mot « estime », il y a valeur. Dans valeur, il y a mesure. Cela revient à m’estimer moi comme j’estimerais un bien. Or, l’humain ne se mesure pas, il se ressent, il se « sentiment », il se vit. J’aurais tendance à bannir le mot « estime de moi » qui (peut-être) est née d’une société dit capitaliste qui en est arrivée à mesurer l’humain à son salaire, son statut social, sa taille, son poids etc. Des mesures qui mènent à de bien grandes souffrances car, lorsque je ne corresponds pas aux critères admis socialement, « JE » est triste, frustré, malheureux.
Les allemands ont ce terme plus juste à mon goût et surtout plus doux « selbstbewustsein » : littéralement la conscience d’être soi (que les germanophones ne s’offusquent pas de ma traduction) qui induit l’idée de CONSCIENCE DE SOI. La prise de conscience de soi est plus puissante que l’idée de s’estimer qui induit une comparaison donc une frustration. Alors que la conscientisation de soi est l’idée de se sentir vivant-e de soi à soi, de se ressentir, de s’accepter dans tout l’Etre immense que nous sommes.
Ici un pas pour s’ouvrir à soi et ressentir sa Grandeur…

Le paradoxe entre moi et moi

Avez-vous déjà remarqué ? Quand nous nous comparons aux autres, aux voisins etc., nous trouvons que nous avons de bons comportements. Lisez les nouvelles dans les pages « Faits divers » : deux hommes sont morts à ski en faisant du hors piste. « Quels idiots !  » pensons-nous (Comme si ça ne nous arrivait jamais de prendre des risques.) En voiture, nous pensons que nous sommes les meilleur-es conducteurs et conductrices de la terre. Au travail, nous pensons faire du « bon travail ». Les autres sont si peu consciencieux ! 
Et quand il s’agit de regarder en soi, de réellement regarder son propre corps, son Etre, voici les pensées qui nous traversent : « Pff, je suis pas bien joli-e », « Je ne suis pas capable de faire ceci ou cela ». En clair, nous ne nous aimons pas, nous nous trouvons moche, nous trouvons les autres tellement plus beaux, plus riches, plus intelligents. Pire encore, nous nous le disons régulièrement (en pensée) et même parfois à haute voix « Quel-le idiot-e ! ».

Quel drôle de paradoxe que de critiquer l’autre sur ses actions et de se voir comme un être affreux, n’est-ce pas ?

La complexité humaine : s’aimer et se détester à la fois

Deux parts de nous se disputent

Éclaircissons :
Part 1 : je me mesure aux autres et une part de moi se sent « supérieure ».
Part 2 : je me regarde et je me sens… grrr pas top.

Quelles sont donc ces parts qui s’entrechoquent et
qui en conséquence créént un amour de soi peu glorieux ?

Part 1 : « Surpuissance »
Des restes de la surpuissance enfantine. cette période où l’enfant ressent que le monde est à lui, qu’il peut tout. Cette part qui a besoin de plaire absolument à papa et maman. Cette part de surpuissance va très vite comprendre qu’elle ne peut pas tout obtenir et qu’elle n’est pas le centre du monde et connaître …. la frustration. Avez-vous déjà vu cet enfant au supermarché se roulant sur le sol en hurlant parce qu’il n’a pas eu son jouet ? C’est lui. Il apprend la finitude et oui ça fait mal !
Il demeure en chacun de nous cet être qui se veut sur-puissant. Il est important alors de connecter à lui, de le côtoyer et surtout NE PAS LE FRUSTRER.
Exercice simple en visualisation : envisagez-vous en homme et femme surpuissante, qui sait tout faire, qui est meilleur-e que tout le monde et laissez votre imaginaire faire. Visualisez-vous en train de faire des actions que vous rêvez de faire, faites grandir encore vos pouvoirs (no limit)… Vous verrez, c’est jouissif. Surprenez-vous à vouloir subordonner les autres à votre volonté. Oui, cela fait partie du vivant, de l’humain. Et vous pourrez constater combien en vous existe dans votre for intérieur un être sur-puissant.

Et c’est là qu’arrive la part 2…

Part 2 : « Madame ou Monsieur nullité »
Comme la part de surpuissance est souvent négligée, voire refoulée, du coup, la part de nullité prend toute la place. Mais quand la part de surpuissance est vécue, « nullité » est là justement pour trouver l’équilibre avec la superman-woman qui veut tout péter et la freine un peu dans ses envies de Grandeurs qui peuvent être démesurées et nuire à soi et aux autres : « Hé descend de ton nuage dieu ! Et reviens à la réalité ! Tu es un humain avec tout ce que cela comporte d’imperfections et … de beauté aussi. »

Pas besoin de se frustrer, de se rabaisser, et encore moins de s’insulter, il suffit juste de prendre conscience de ses deux voix en soi et les laisser s’exprimer. vous verrez, elles sauront très bien s’entendre. Et vous retrouvez un amour de vous-même équilibré.

Je préconise une séance de thérapie VOICE DIALOGUE pour mieux unir ces parts-là. A l’école du soi, je peux vous accompagner dans ce cheminement avec mes propres outils. Il existe aussi des professionnel-les formé-es à cette thérapie.
Notammant Viviane Taillard (à Les Fins 25) : hautement recommandée !
Lien Viviane Taillard

Voici donc une première étape pour sentir un amour équilibré de vous-même.

Et pour vous aimer encore davantage, gagner en amour et confiance, j’invite à commencer ou continuer le processus de guérison et connaissance de soi où ? A l’école du soi 🙂

bienvenue(a)ecoledusoi.com

Par |2019-07-17T12:20:12+00:00novembre 25th, 2018|Blog|Commentaires fermés sur Et si j’apprenais à m’aimer ?