La question réaliste serait plutôt : à quel moment culpabilisez-vous ? La culpabilité est un terrible poison sociétale. Elle touche tout le monde et s’insère au fond de soi, comme une mauvaise herbe dans un jardin. Parfois même, elle passe inaperçue et s’immisce subrepticement dans les pensées et les gestes et tronque nos comportements. Elle est aussi source de peur et d’inaction parfois. Elle peut mener aussi au mal être voire même à la dépression.

Revenons à la source : pour quelle raison « culpabilité » existe-t-elle ?
Eh bien, il est fort probable que si « culpabilité » n’existait pas, le monde serait un terrain de terreur beaucoup plus pernicieux qu’il n’est aujourd’hui (c’est dire son importance !). Elle est donc bien utile pour notre Terre qui souffre déjà trop.

Culpabilité permet de faire comprendre tacitement la notion de frontière, autrement dit de respect, entre humains. Elles sont des antennes directrices qui disent intuitivement quand la frontière d’autrui a été dépassée, quand une personne a porté, volontairement ou involontairement, préjudice à une personne, à son entourage, à ses biens (Tuer, détruire, taper, voler, violer, mentir etc.).

Sous quelles formes apparaît-elle ?
Ses manifestations classiques sont :
– des modifications corporelles, différentes selon chaque personne (Pincement à l’estomac, au coeur, crispation du ventre, maux aux cervicales etc.). Parfois de façon si subtile, que le cerveau ne la repère pas,
– ces états corporels (conscientisés ou non) créent un état général désagréable, un malaise, une sorte d’effet froid ou d’amertume,
– des pensées s’accompagnent :  « Je n’aurais pas dû » « C’est mal de » « Je suis une mauvaise personne » etc. L’image de soi est donc dégradée.

Vivre les manifestations de la culpabilité est donc désagréable et ce qui est désagréable à vivre est évité par l’humain,
la culpabilité invite donc à ne pas porter atteinte à autrui.

« Culpabilité » agit alors comme la gardienne des lois, du système juridique d’un pays mais aussi des lois universelles de bienveillance. Ces dernières sont très difficiles à déterminer car différentes pour chaque être humain, cependant, déterminons que lorsqu’une personne traite mal une autre, son entourage ou ses biens, qu’elle le veuille ou non, la souffrance de l’autre sera le paramètre qui détermine si la loi universelle de bienveillance a été outrepassée.

Ainsi perçue, la culpabilité est utile voire même indispensable pour garantir la stabilité et même la survie de l’espèce humaine. Cela évite de tuer le voisin pour lui vider son frigidaire ou sa montre Rolex (selon les appétences de chacun).

Voici culpabilité réhabilitée en faiseuse de paix, tel est son destin.

Pour tout est n’importe quoi
Le problème de culpabilité réside dans le fait qu’elle est trop souvent sollicitée. Elle travaille beaucoup trop. Elle est épuisée ! Qu’elle soit trop demandée passe encore, mais surtout elle est dérangée à n’importe quelle heure pour n’importe quelle cause. Un peu comme des pompiers appelés en urgence pour éteindre quelques braises dans l’âtre ou changer l’eau du poisson rouge.

Ainsi culpabilité est appelée parce que :
– je ne m’occupe pas assez de mes parents,
– je suis en retard,
– j’ai dit au chef ce que je pensais de son idée,
– je n’ai pas bien fait mon travail tel que j’aurais dû le faire,
– je ne passe pas assez avec mes enfants,
– je ne cuisine pas très bien pour ma famille,
– je ne réponds pas aux sollicitations sexuels de mon conjoint/ma conjointe,
– je ne fais pas assez de sport,
– j’ai pris du poids,
– je fume,
– je me suis couché(e) tard,
– j’ai raté mon bac, mon diplôme, autre,
– je n’ai pas suivi la carrière que mes parents voulaient pour moi,
– etc. etc. etc.

La liste est longue, très très longue… Et l’humain rivalise d’imagination dans ce cas. Tout un chacun pourrait établir sa propre liste.

Et que cache culpabilité ? Deux forêts
Et dans ces cas-là, culpabilité peut crier à l’injustice ! Tel le boulanger sollicité pour vendre une photocopieuse, culpabilité n’est, dans aucun de ces cas, amené à faire son devoir de protection des frontières.

  1. La prise de responsabilité : et oui, car elle est utilisée comme une feinte, une usurpation d’identité et pour cause elle agit comme un paravent à la prise de RESPONSABILITES. « Je ne passe pas assez de temps avec mes enfants » = je culpabilise et comme je ne fais rien pour changer ça. Je suis tranquille car je me punis en me culpabilisant, ça me fait mal (Bouh ! Victimite quand tu nous tiens !) mais c’est toujours plus facile que de me confronter à la réalité.
  2. Un évitement à ressentir mes émotions. Tant que culpabilité prend de la place, j’évite de souffrir la VRAIE cause de ma souffrance.
  3. Un évitement à voir la réalité telle qu’elle est parce que ma réalité ne me convient pas et que j’ai peur de la changer ou que je me sens impuissant(e) à la changer. Je suis effrayé(e) à l’idée de faire face à ce que je vis et de mettre en place des actions pour modifier ce que je vis mal.

Qu’est-ce que la responsabilité ?
Redonnons à responsabilité sont bon sens. Elle est trop souvent amalgamée à « se sentir coupable » (justement).
eh bien pas du tout !
Agir en personne responsable, c’est être conscient de ses actes et paroles et de se rendre compte de l’impact qu’ils ont sur les autres, sur son environnement. C’est aussi être lucide, c’est à dire voir la réalité telle qu’elle est dans les faits (oui et même si ça fait mal, même si ça effraie).

Et si culpabilité demeurait loin dans ses quartiers, que se passerait-il ?
«  Je ne passe pas assez de temps avec mes enfants » = que puis-je faire pour améliorer cette situation ? Qu’est-ce qui fait que je ne le fais pas ? Est-ce que les causes qui m’en empêchent sont réalistes, justifiées ? QuelleS solutionS s’offrent à moi alors ?

Ainsi je ne colle pas un pansement « culpabilité » pour ne pas voir un problème que je ne veux pas prendre en main et j’utilise mes pouvoirs de réflexions et d’actions et donc je prends mes responsabilités. Je me conduis en adulte.

Se sentir responsable ne veut pas dire être infaillible  ni être un sur-humain

Alors oui, ressentir, vivre son pouvoir de responsabilité, c’est aussi constater ses incapacités, faire face à ses propres peurs.

« Je ne passe pas assez de temps avec mes enfants » = Pour quelles raisons ? Je suis fatigué(e) quand je rentre du travail, ils font du bruit, ils veulent jouer et je n’ai plus la force pour ça.
= ok. Je constate ces faits. Cela ne fait pas de moi un mauvais père/une mauvaise mère. C’est vrai que ce n’est pas aisé d’être toujours disponible à 100% pour les enfants qui ont beaucoup d’énergie de vie. Comment faire alors pour trouver des solutions qui soient adaptées aux parents et aux enfants ? Il vaut mieux un parent à 100% disponible pour l’enfant que d’un parent fatigué(e), agacé(e). (Quelles solutions :  jeux plus tranquilles, se relayer entre parents pour  s’en occuper, voir avec les voisins, la famille etc.).
Solutions multiples = faire preuve d’imagination

S’accepter en tant que personne imparfaite, c’est aussi s’accepter et donc s’aimer dans sa globalité = sérénité

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Alors quelles responsabilités mettez-vous sous le tapis ? Que craignez-vous ?

Pour éteindre le feu de votre culpabilité, je propose un accompagnement bienveillant et à l’écoute pour découvrir ce qui se cache derrière et vous trouverez ainsi paix et sérénité.

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