Comment faire pour être heureux(se) ?

L’humain est un animal complexe. Alors qu’il pourrait s’exprimer simplement en toute liberté, le voici qu’il emprisonne ses désirs et refoule ses ressentis. C’est comme s’il s’empêchait de respirer. Ensuite, il se demande pourquoi il se sent mal, est en proie à toutes sortes de maladies, avale des médicaments, et autres psychotropes qui, cercle vicieux, le rendent encore plus mal. Mais où est le bonheur se demande t-il ?
Le bonheur n’est pas dans le « je fais », encore moins dans le « je possède », il est dans le « je suis ». Et le « je suis », c’est je ressens. Pour ressentir, encore faut-il s’autoriser à laisser s’exprimer ses sentiments et émotions. Ainsi, l’humain s’emprisonne lui-même. Il pense beaucoup et ne ressens plus ! Mais qu’est-ce qui empêche donc la libération des émotions ?

Les autres

L’humain est un animal qui a la particularité d’être civilisé, il ne peut pas vraiment se laisser aller à sa joie, sa colère noire, ses pleurs partout et où il le souhaite. Civilité rime avec liberté et tout l’art du « vivre ensemble » est à la fois un subtile équilibre entre « écouter et exprimer mon moi » et entendre et recevoir celui des autres.
Avant d’être focalisé sur le regard que les autres portent sur moi quand je fais quelque chose, je porte d’abord mon écoute sur moi et mes ressentis intérieurs. Si vous avez pris l’habitude de focaliser sur les autres avant vous-mêmes, il s’agit d’inverser le mode de penser : d’abord moi, que se passe t-il à l’intérieur de moi ? C’est un entraînement à faire régulièrement.
Ce n’est pas un réflexe égotique que de penser à soi avant autrui, c’est la normalité. Cela vous viendrait à l’idée quand vous partez en vacances d’aller faire votre valise chez le voisin ?

(Pour connaître l’utilité de chaque émotion lire article Comment gérer mes émotions ?).

Les émotions, c’est dangereux !


Les émotions font peur car elles proviennent d’un système réflexe, parfois difficile à contenir. Ainsi, je suis en joie paf ! je ris fort. Mon copain vient de me quitter, j’ai juste envie de pleurer tout le temps. Mon mari m’agace, je peste et je claque les portes et quand je peux envoyer sur les roses la concierge qui me réveille à 6 h, je le fais.

Voilà : je suis un monstre. Un monstre d’égoïsme. Je suis la fusée Ariane en plein vol impossible à arrêter.
En conséquence : les humains vont mettre des couvercles sur leurs ressentis pour tout, tout, tout dissimuler.
Eh bien non ! J’ai des émotions, je suis bien vivant(e)  et en bonne santé. Ce serait l’inverse : ne pas exprimer mes émotions qui serait néfaste pour moi. Donc, les émotions, c’est dangereux : oui, quand je ne les exprime pas !

Une émotion contenue, c’est un malaise physique ou psychique présent ou en devenir.

Je peux le constater au fur et à mesure de mes accompagnements à l’école du soi, les personnes qui apprennent à mieux gérer leur émotionnel gagnent en santé corporelle et psychologique. Si si ! Demandez aux apprenti(e)s ! Avant d’aller chez le médecin, vérifiez que votre malaise ne viendrait pas d’une colère ou d’une tristesse non exprimées.

J’ai peur de mes émotions

Certainement un des plus gros frein à la libération de vos émotions : vous-même. La peur de vos émotions, l’émotion de l’émotion. ça devient compliqué !
Certaines personnes font du parachute, parlent devant 100 personnes, font 10 activités différentes chaque jour et lorsqu’il s’agit de dire « je t’aime » ou encore « je suis triste » ou « je suis agacé(e) », hop ! Plus personne.
Alors que les médias exposent en grand nudité, sexualité, vie intime, ce règne de la PUDEUR émotionnelle est d’autant plus désarmant. Notre société se ment-elle ? A t-elle oublié l’essentiel ?

Le but de la vie en communauté n’est-il pas de partager des événements ensemble ?
De se parler, se soutenir, créer, s’émerveiller, se disputer, se réconcilier, s’aimer et se le dire ?

Et si je riais et je pleurais ?

Explorons la joie et la tristesse…

La joie : eh bien la joie n’a pas si bonne presse que cela, contrairement à ce que l’on peut croire. Même si la période actuelle et les nombreux coachs, maîtres yoga etc. ventent le mérite de la joie et du plaisir, exprimer sa joie avec … JOIE est mal venu dans certains lieux, voire même tenu pour irrespectueux. Dans tous les lieux publics, un joie trop sonore peut être estampillé « pas normal » par l’entourage.
Alors quoi ? On se met tous à faire la gueule, comme dans le métro, casque sur les oreilles ? C’est bien triste tout ça. Alors moi je prône la joie partout, dans le train, dans la rue, au travail, bien sûr au travail !
BON SENS : votre esprit de DISCERNEMENT vous guidera pour connaître la puissance de votre joie. C’est là où votre mental est utile. « Est-ce que l’endroit est approprié ? », « Est-ce que je vais déranger d’autres personnes ? ». Et puis si un rire fuse alors que ce n’est pas le moment, je m’excuse. voilà tout. Je ne commets pas un crime en m’esclaffant !

La tristesse : je ne pleure pas parce que je vais passer pour … alors là, il existe des tonnes d’expressions (!) : une lavette, une mauviette, un nul et encore dépressif(ve), malade, ridicule, idiot(e), bête, peureux(se), pas sérieux(se), fragile, pas capable de prendre des responsabilités ……….

La tristesse, la pauvre, porte une histoire peu sympathique. L’homme avec un petit h s’est dit « fort » quand il ne pleure pas. Ce qui induit que la femme peut pleurer et qu’elle est donc fragile et que l’homme n’a pas le droit de pleurer, encore plus catastrophique.
Résultats : des petites mammifères humains qui « surjouent » la force, la joie, le bien-être. Avez-vous déjà entendu les médias s’exclamer devant les pleurs de Ségolène Royal « Mais voyons quand on a des responsabilités politiques, on ne pleure pas ! ». Quelle connerie !
Les pleurs sont affublés d’une étiquette peu encourageante : la honte.

Vous en pensez quoi vous : en quoi est-ce honteux de pleurer ?

Chers lecteurs et lectrices du blog de l’école du soi : réconciliez-vous avec la tristesse. Elle est une amie absolument naturelle et utile. Utile pour panser vos blessures, vos sentiments d’injustices, vos pertes, vos désillusions, vos frustrations.
Mère nature a tout prévu. Elle n’ est certes pas toujours tendre ; La violence, la mort, la maladie font partie du vivant. Alors Mère Nature ne nous a pas laissé comme ça, elle a crée les larmes, le repli sur soi, la morosité. Cette phase est importante autant pour le corps que pour l’esprit. Elle permet d’évacuer, de faire de la place pour un renouveau. Elle est même une phase créative.

Et tout comme vous ne pourriez pas être joyeux tout le temps, à un moment donné, les larmes cessent. Tout aussi naturellement qu’elles ont commencé. Beaucoup de personne n’osent pas se laisser aller à leur tristesse « c’est un puit sans fond ». Non, un jour, il se tarit.

Autant que vous riez, pleurez ! Et si les larmes arrivent en public, ne les retenez pas, ce serait comme retenir l’eau d’un fleuve qui ne se jettera jamais dans l’océan.

Alors un premier pas pour être heureux : vous autorisez à rire et pleurer !

Un autre chapitre sera consacré à la colère, une longue épopée !

Chers lecteurs, lectrices, plus nombreux(se), vous pouvez désormais inscrire vos commentaires en bas de chaque article, (il faut bien aller jusqu’en bas), n’hésitez pas à me dire si l’article vous a apporté des idées.

Pour apprendre à vivre bien avec vous-même : bienvenue@ecoledusoi.com

Par |2017-06-25T18:53:33+00:00juin 25th, 2017|Blog|1 Comment

Un commentaire

  1. […] et les vivre pleinement est source de bien-être et de sérénité. (Lire l’article Comment faire pour être heureux/se ?) Quand le boss vous traite mal ou ne reconnaît pas votre valeur, dans la réalité, il est […]

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