Le genre de question que chacun peut se poser. Personnellement, j’ai banni le mot « stress » de mon vocabulaire. Les mots sont importants, ils transportent de nombreux concepts, intentions, énergies qui deviennent ensuite des actes. Les coaché-es que j’accompagne qui arrivent en me disant : « Je suis stressé-e », je les renvoie chez eux/elles. Je plaisante! Je dis : « Explorons donc quelles émotions et sentiments se cachent derrière ce tas de stress ». Comme on décortique un écrevisse (je ne mange pas de poisson cependant), décortiquons ce que « stress » cache.

Et comment faire pour ne pas stressé-e ? Il est nécessaire de savoir ce qu’il se cache derrière ce stress.

« Je suis stressé-e car… »

Chacun l’emploie à tord et à travers, pour de nombreuses significations qui n’ont parfois aucun lien les unes aux autres. Petite liste (non exhaustive) d’exemples de « Je stresse et en fait… » :
– Pierre n’a pas eu l’augmentation demandé,
– Carole, entre les enfants, les devoirs, son travail, son mari malade, bouh !
– Elodie passe un examen,
– Marc a un premier rendez-vous amoureux,
– Philippe n’a pas beaucoup de clients dans sa boutique en ce moment,
– Jeanne veut dire à ses parents qu’elle aime Sophie,
– Léa a eu une dispute avec son mari.
La liste peut encore continuer ainsi longtemps de personne qui se disent « stresser ».

Ah ! J’en ai oublié un :
– le médecin annonce à Julie dont la tension est élevée : « Vous êtes trop stressée » (Je les adooore ses médecins-là, ils sont incapables de lier les maladies à l’émotionnel, mais lorsqu’ils ne parviennent pas à donner un diagnostique précis aux patients, ils évoquent le « stress » !).

Un mot fourre-tout !

En réalité, chaque situation sont autant de cas différents, d’émotions, d’histoires intimes et singulières et bien peu de cas de stress passager.

Historique

Ce mot « stress » est né dans les années 60, plage de grandes évolutions industrielles et technologiques, un lien direct ? Certainement. Étonnamment, le progrès a pour volonté de soulager, de libérer du temps, il semble a contrario en prendre, en grignoter et générer de l’exigence de faire, d’avoir, de posséder, de devoir être telle personne. La naissance du stress est lié à la notion de temps, d’un temps qui s’accélère, tout en réduisant les jours.

Physiologie du stress

Il a tout de même un fondement corporel : accélération du rythme cardiaque, respiration saccadée, contracture des vaisseaux sanguins, muscles tendus, hormones type cortisol développant de l’énergie. Le phénomène va donc engendrer d’autres conséquences différentes chez chaque individu (Douleurs dorsales, indigestion, fatigue, dérèglement hormonal etc.). Disons que le stress est une adaptation utile à une situation qui demande plus d’investissement physique et psychique. Il est censé être éphémère.

Et si nous appelions un chat un chat ?

Englober sa vie dans la seule idée de vivre un « stress », c’est d’une part limiter l’humain à son seul état physique, d’autre part, c’est jouer les autruches.

Car, derrière ce « stress », en réalité, se nichent des états émotionnels
variés et uniques pour chaque individu. 

Ainsi pour diminuer le stress, le comprendre est nécessaire en identifiant vos émotions et les causes sous-jaçentes.

Ce n’est pas aisé et demande un apprentissage, cela demande de :
– prendre un temps pour soi,
– savoir s’écouter et distinguer ses ressentis intimes,
– prendre ses responsabilités et éviter de toujours remettre la faute sur les autres, dans chaque situation chacun induit sa part personnelle,
– connaître les diverses émotions et sentiments et leurs significations (Voir article Comment gérer ses émotions ?)

Voici les réelles émotions possible selon les exemples évoqués plus haut : 
– Pierre n’a pas eu l’augmentation demandé = déception, tristesse, frustration
– Carole, entre les enfants, les devoirs, son travail, son mari malade = fatigue physique et nerveuse, mauvaise gestion du temps, désorganisation, manque d’aide 
– Elodie passe un examen = trac (peur) utile à la préparation d’un enjeu qui nécessite une augmentation d’énergie
– Marc a un premier rendez-vous amoureux = trac ou peur de déplaire ou encore excitation joyeuse
– Philippe n’a pas beaucoup de clients dans sa boutique en ce moment = ici une peur, inquiétude de manque d’argent, de perdre son commerce
– Jeanne veut dire à ses parents qu’elle aime Sophie = la peur anticipative de la réaction parentale, peur de la critique, du rejet, de ne pas être aimée
– – Léa a eu une dispute avec son mari = colère, frustration, il n’est nullement question de stress ici mais de revoir le fond de la problématique que vit le couple.

Faire face à la réalité de la situation

C’est là la clé : trouver l’audace et le discernement de faire face à la situation.

Nous avons tellement l’art de nous mentir, de trouver des feintes pour ne pas voir la  réalité telle qu’elle est, quand elle ne nous plaît pas et de maquiller cela par du stress. Or, se mentir, faire l’autruche ne peut en aucun cas permettre de prendre le problème à bras le corps et de le régler.

Et le courage n’est pas de faire semblant mais de ressentir la peur, la tristesse (voir article La tristesse : de belles et douces vibrations) la frustration, la colère (Voir article Comment gérer la colère)… De faire face aux changements, aux pertes, aux déceptions…

Oui, je me suis disputée avec mon conjoint, les liens ont changé. Oui, j’ai peur d’une séparation, oui, je crains de vivre seule et oui, cette situation peut aussi me faire grandir, découvrir des parts de moi, me dépasser et in fine peut-être de vivre plus heureuse.
Oui, je ne trouve pas de temps pour moi, oui je ne suis pas forcément très organisé-e, oui j’ai besoin de sur-activité et je peine à me reposer. Aurais-je donc à apprendre à mieux gérer mon temps ? A voir au fond de moi mes peurs, mes difficultés non résolues ? Certainement.

Les causes profondes

Elles sont multiples, en voici une petite liste.

Le stress peut être du à des souffrances ou des traumatismes du passé. Notre passé s’inscrit dans notre mémoire physique et mentale et s’invite dans notre présent sans que nous en soyons conscient-e. Ainsi des situations présentes réveillent des émotions anciennes. Il est alors utile de revenir sur le passé pour guérir les anciennes blessures.
Chaque fois que Laurent a affaire à une nouvelle situation amoureuse, il se dit stresser. En fait, il a peur d’être quitté ou trahi. Sa dernière compagne l’avait trompé.

Un état d’anxiété permanent peut être aussi à l’origine du stress. Cette anxiété évoque au fond des peurs, un  sentiment d’insécurité, un manque de confiance dans certaine situation. Il s’agit alors de travailler sur son estime, les injonctions parentales reçues dans l’enfance (« Fais attention, tu vas tomber », « La vie n’est pas facile » etc.), et s’ouvrir au sentiment de sécurité.

Le sentiment de ne pas être à la hauteur, de ne pas en faire assez, l’exigence envers soi crée des stress. Ici, le dit *stress* est une inadéquation entre soi et soi, c’est-à-dire entre ce que mon mental veut que je sois et ce que je suis réellement.
Marc travaille durement pour garder un certain statut social, un niveau financier, un standing pour répondre à la tradition familiale de réussite sociale. Au fond, Marc aspire à une vie plus simple dans laquelle il trouve son bonheur non pas dans la possession mais avec ceux et celles qu’il aime.
Comment alors se déconditionner des attentes externes, des exigences que l’on s’est données pour assumer de vivre en cohérence avec ses propres désirs ?

Une peur aussi sous-jaçente collective oeuvre dans le stress : celle de ne pas être aimé-e, d’être rejeté-e. Elle est à l’origine de nombreux comportements d’évitement. Elle est notre quête à tous. 
= Comment vivre l’amour ? Et d’abord comment je m’aime moi ?

La gestion du temps, du moins le rapport conflictuel que l’on entretient avec lui, peut-être une source de malaise. Avoir le sentiment de manquer de temps, ne pas l’utiliser pour faire des activités de plaisir mais plutôt des « il faut, je dois », être toujours en retard ou trop en avance, remettre à plus tard les choses à faire importantes. 
= Comment envisagez-vous le temps et de fait votre vie ? Ici, on touche aussi à l’idée de finitude. Au fond, tout au fond, derrière cet apparat que l’on appelle « stress », se niche une peur existentielle qui est celle de la mort, peur bien légitime car elle est notre destination à tous. (A ce propos, je partage ce texte d’une belle justesse selon moi « La mort fait partie de la vie » Jean-Yves Lefebvre.)

Enfin…

La liste peut s’agrandir encore. Constatez que le minimalisme du stress est une feinte généralisée qui agit comme un mensonge collectif, une méconnaissance presque naïve de l’humain, de l’humanité devrais-je dire.

DÉSORMAIS STOP AU « JE STRESSE »
Je me demande plutôt : QU’EST-CE QUE JE VIS ? QU’EST-CE QUE JE RESSENS ?
A QUI/QUOI JE DOIS FAIRE FACE ?

Un accompagnement avisé aide à trouver les causes profondes du … stress, je préfère dire mal-être. Avec mes dons de lectures émotionnelles et de guérison (face à face ou à distance), il est plus aisé de trouver les solutions. Souvent, les personnes décident d’être accompagnées quand elles ne supportent plus la situation, que la maladie arrive ou qu’elles sont à bout. N’attendez pas que les situations s’aggravent. Le bien-être, c’est maintenant.

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