… En cessant de me comparer aux autres. « Quand je vois mon amie réussir dans son travail et moi je n’y arrive pas, je me sens nulle ». Lorsque je me compare, je prends le risque de me dévaloriser et donc de perdre confiance en moi. Alors pour quelles raisons nous comparons-nous ? En quoi est-ce vraiment utile ? Faisons le point sur le sujet.

Relativité oblige

Einstein l’a prouvé, nous vivons dans un monde de relativité. Si le jour existe, c’est parce que nous connaissons la nuit. Si le Pôle Nord existe, c’est parce que le Pôle Sud existe aussi. De même pour l’Est et l’Ouest. Si le froid est, c’est parce que le chaud est. La polarisation fait partie de notre monde. Donc, mon existence est liée intrinsèquement à celle des autres.

Comparer : mesurer, par observation, selon des critères objectifs et subjectifs,
les différences et ressemblances d’un ou plusieurs « objets »
(Objets : matériel, êtres vivants, éléments naturels etc.)

Un mécanisme automatique utile

Le cerveau est crée pour observer son environnement (par les sens notamment) et ainsi mémoriser de l’information utile à la survie, l’apprentissage et l’évolution. La comparaison intervient dans ce processus pour se repérer, pour faire des choix et pour s’identifier.
C’est un processus naturel  de réception et gestion de l’information pour prendre des directions. C’est un des travaux de la cognition.
Exemples : pour choisir un papier peint, je compare les différents types possible. Je compare le ratio qualité/prix de mon prochain voyage dans les agences. Je compare deux postes qui me sont proposés pour évaluer lequel me correspond le mieux.

Je JAUGE la situation, j’évalue, je mesure de façon pragmatique. Dans ces cas, je mesure des objets comparables.

Quand la comparaison devient délétère

La comparaison devient dangereuse quand je me compare moi en tant qu’humain à un autre humain.

« Je suis dite petite parce qu’à côté de Michael Phelps, ma tête arrive à son nombril ». « Si le bossu de notre dame est laid, c’est parce qu’Esméralda est belle ». « Si je n’ose pas faire le métier dont je rêve alors que mes ami-es le font, c’est que je ne suis pas courageux-se ». « Mon frère gagne bien sa vie et pas moi, je ne réussis jamais rien dans la vie ». « Elle est mal habillée, elle ne suis jamais la mode » … (La liste peut être très longue).

La conséquence est une dévalorisation de soi ou de l’autre. Je fais fausse route et je vais directement vers la souffrance.

Non seulement je JUGE (au lieu de jauger), et, en plus, je mesure des objets incomparables

En clair, lorsque je me compare, inconsciemment, je me résigne à atteindre mes objectifs.
La comparaison est un « excellent » moyen de SABOTAGE

Qu’est-ce qui peut me pousser à me saboter ?

La liste est aussi longue qu’il existe d’êtres humains, d’autant que ce sabotage est souvent inconscient et pas toujours aisé à mettre en lumière. Voyons quelques pistes possibles :
– le manque de courage, d’énergie, le manque de motivation,
– ma position de victime que j’aime bien entretenir (Je n’ai pas de chance, ce n’est pas de ma faute si, les autres réussisent et pas moi etc.),
– la peur (Peur de l’échec, de se tromper, du regard des autres …),
– la peur du changement, de la nouveauté (Est-ce qu’au fond je préfère un présent « bof » qu’un futur hypothétique ?),
– un manque de foi en mes capacités à réaliser ce que je souhaite, alors je le rêve chez les autres comme si ça m’appartenait déjà.
– etc.

Que fait émerger la comparaison en moi ?

Que ce soit comparer un physique, une capacité, des biens matériels, des réussites sociales, des qualités etc., l’autre fait toujours émerger une part de soi dont nous n’avons pas conscience et qui est certainement à écouter.

« Ma soeur a un mari qu’elle aime, une réussite sociale, deux merveilleux enfants et moi, je n’ai rien de tout ça » se plaint Julie. Je lui demande : « Et toi, qu’as-tu que ta soeur n’a pas ? ». « Elle me dit souvent qu’elle manque de temps, moi j’ai beaucoup de liberté, c’est vrai ». Julie constate ensuite après plusieurs séances, qu’au fond, elle ne désirait pas ce que sa soeur avait à savoir un mari, des enfants, un travail très prenant. Elle veut plutôt une vie calme et beaucoup de temps pour elle. Elle ne l’assumait pas car ses parents avait toujours comparé les deux soeurs : « L’une travailleuse, l’autre saltimbanque ».  L’étiquette de saltimbanque ne lui convenait pas. Elle voulait ressembler à sa soeur.
Ici, la comparaison a pu mettre en lumière ses réels désirs et les vivre.

La seule utilité de la comparaison, c’est d’ouvrir des émotions en soi et des questionnements.
Je me demande :
« Pour quelle raison je me compare à cette personne ? » En quoi cela m’est utile ? » « Quelles parts de moi cela réveillent ? »

Le parent : le roi de la comparaison !

Qui n’a pas entendu : « Léo est très rigoureux, tandis que sa soeur bavarde tout le temps ». Les conséquences sont désastreuses. Cela met une étiquette sur l’enfant à laquelle il va tenter de se conformer pour PLAIRE aux parents ou au tuteur. Et il peut porter cette étiquette durant de très longues années. Lors des accompagnements, le client passe un temps assez considérable à « effacer » ces étiquettes qui ont la vie dure.

Comme dans l’exemple de Julie, elle avait entendu « la saltimbanque » depuis son adolescence. Dans le substantif « saltimbanque », Julie avait retenu « sale » et avait l’idée que ce n’était pas bien. Elle a passé une bonne partie de sa vie a tenté de ne pas réaliser ses rêves artistiques, faisant même des études d’avocat.

3 enfants, 3 personnalités différentes incomparables 

Il est très difficile en tant que parent de ne pas céder à ce petit jeu des comparaisons. Elles ont aussi une valeur positive en permettant à l’enfant la construction de son unicité, de son individuation : quand le parent distingue le comportement des enfants, l’enfant se perçoit alors comme différent-e de ses frères et soeurs et donc unique. De plus, il semble que le parent ait besoin aussi de structurer dans son esprit inconsciemment le comportement de ses enfants, comme pour trouver des repères et adapter son éducation selon chaque enfant.
Attention ! Aux jugement de valeur discriminants et dévalorisants.

Il sera cependant important, adulte, de prendre conscience très vite des cases dans lesquelles les parents inscrivent leurs enfants. C’est là où un accompagnement est utile car ce n’est pas toujours aisé à conscientiser et davantage encore à modifier.

Je suis un être unique

Marie-Rose veut ouvrir un cabinet de thérapeute et n’y parvient pas encore. Quand elle constate que ces collègues de formations à peine formées ouvrent déjà leur cabinet, Marie-Rose se sent démoralisée.
Ici, Marie-Rose compare de l’incomparable. Se comparer aux autres, c’est comme comparer un escargot est une fourchette. Euh… c’est quoi le lien ? Aucun justement.

Vouloir ressembler ou faire comme l’autre, c’est refuser qui je suis, ce que je suis. C’est refuser l’évidence que je suis unique et différent-e. Quand je me compare, je m’oublie.
Il s’agit d’accepter que j’ai ma vie à moi et qu’elle n’est pas celle de l’autre et ne le sera jamais. Oui, c’est aussi accepter le corps qui est le mien, les capacités qui sont les miennes, les parents, la famille etc., tout ce que je suis dans mon intégralité.
Au fond, nous revenons à la source : l’amour de soi.

Chacun est un être unique, chacun a son rythme, son histoire, son chemin à parcourir. 

Comment perdre l’habitude de se comparer ?

Comparer c’est un peu comme si j’allais, sans autorisation, dans la maison du voisin, observer sa décoration en me disant que tout est tellement beau, parfait, magnifique, tout en pensant avec grande tristesse que la décoration de la mienne est très moche. Au fond, je suis intrusif-ve dans la vie de l’autre. Et si au contraire, je rentrais chez moi, je me concentrais sur ma maison « moi » en me demandant : « Est-ce vraiment si laid ? » « Qu’y a t-il de beau ? » « Qu’est-ce que je peux améliorer ? » « Par quoi je peux commencer ? ». Et peut-être que je peux même constater que ma maison n’est pas si mal que ça…

5 étapes pour cesser de se comparer et retrouver confiance en soi

  1. Je prends déjà conscience que je me compare aux autres (Je le fais parfois de façon instinctive et subtile)
  2. Je me pose la question : « En quoi cette comparaison m’est-elle utile ? »
  3. Je vérifie : « Est-ce que je veux réellement « l’objet » envié ? » (Parfois ce n’est pas le cas comme Julie)
  4. Au lieu d’envier l’autre, et si, au contraire il/elle m’inspirait et me servait de mentor ? Je peux lui poser des questions sur comment il/elle a fait pour obtenir ça ? Quels obstacles il/elle a vécu ? Comment il/elle les as dépassé ? Etc.
  5. Je me recentre sur (ma maison) moi, mes besoins, ma vie à moi et apprend à m’aimer.

Se connaître pour vivre libre !

Pour améliorer l’estime de vous-même, reprendre confiance en vos talents et capacités,
je vous accompagne tout en cheminant à la fois vers la guérison et la connaissance de vous-même.

bienvenue(a)ecoledusoi.com

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